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IFMi, l’Institut Français de Micro-immunothérapie

Syndrome de Fatigue chronique et micro-immunothérapie

Agir sur le système immunitaire pour lutter contre l'encéphalomyélite myalgique

Syndrome de Fatigue chronique : définition, causes et incidence

Le syndrome de fatigue chronique, ou encéphalomyélite myalgique (EM/SFC), se manifeste par une fatigue sévère, invalidante, de longue durée, sans cause physique ou psychologique prouvée, et sans anomalie objective détectée lors de l’examen clinique ou des analyses de laboratoire.

La cause du syndrome de fatigue chronique reste inconnue. Y a-t-il une ou plusieurs causes ? Sont-elles physiques ou mentales ? La controverse existe mais dans tous les cas, les symptômes sont réels chez les personnes qui en souffrent.

Certains chercheurs estiment que plusieurs causes finiront par être mises en évidence, y compris la prédisposition génétique et l’exposition aux microbes, aux toxines et autres facteurs physiques et émotionnels.

Certaines infections virales (EBV, CMV) ou bactériennes, telles que la maladie de Lyme, pourraient être des causes du syndrome de fatigue chronique mais cela n’a pas été démontré.

Quant à l’infection par le SARS-Cov-2, chez certaines personnes qui présentent un Covid long avec des symptômes persistants, il semblerait que le virus déclenche un syndrome de fatigue chronique typique. Cela est à prendre avec précaution car actuellement, les données et informations disponibles sur les effets à long terme de la Covid-19 sont limitées et doivent faire l’objet d’études supplémentaires.

Bien qu’environ 25 % de la population dise éprouver une fatigue chronique, seulement 0.5 % de la population présente un syndrome de fatigue chronique. Les femmes, dans la tranche d’âge de 20 à 50 ans sont plus souvent atteintes que les hommes, bien que ce syndrome atteigne aussi des personnes de tous âges, y compris les enfants.

Facteurs de risques et lien avec le système immunitaire

L’incertitude qui entoure le déclenchement de la maladie empêche de présenter des facteurs de risque précis.

Cependant, parmi les facteurs responsables de l’apparition ou de la persistance de ce syndrome, les chercheurs se penchent sur divers pathogènes comme les virus de l’herpès, le virus d’Epstein-Barr (EBV), le cytomégalovirus, les Borrelia, les entérovirus, le SARS-Cov-2 etc. L’infection initiale et l’activation immunitaire déclenchées par le pathogène conduiraient à un état d’activation immunitaire périphérique chronique qui continuerait à évoluer même lorsque l’infection initiale a été éliminée.

Par ailleurs, des anomalies hormonales ou troubles mentaux ne sont pas la cause du syndrome de fatigue chronique, tout comme les allergies même si de nombreuses personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique signalent des antécédents d’allergies.

Il semblerait qu’il existe une composante génétique ou un déclencheur dans l’environnement. Une autre explication serait que les membres de la même famille puissent répondre de la même manière aux stress physiques et psychosociaux et/ou aient été exposés aux mêmes substances.

Manifestations cliniques

Le symptôme principal du syndrome de fatigue chronique est une asthénie, qui dure depuis au moins 6 mois, invalidante au point de perturber les activités quotidiennes. Une fatigue importante est présente dès le réveil et dure toute la journée, souvent augmentée en période de stress psychologique ou par l’effort physique, bien qu’aucun signe physique de faiblesse musculaire ou d’anomalie articulaire ou nerveuse ne soit observé.

Une fatigue extrême peut débuter durant la convalescence d’une maladie et ressemble à une infection virale accompagnée de fièvre, d’écoulement nasal et de ganglions lymphatiques sensibles ou douloureux. Cependant, l’asthénie peut, chez de nombreuses personnes, débuter sans que de tels signes avant-coureurs de maladie soient observés.

On relève d’autres symptômes qui se recoupent avec ceux de la fibromyalgie, tels que :

  • fatigue non liée à un exercice physique ou mental intense ;
  • des troubles cognitifs et de concentration ;
  • une hypersensibilité au bruit et à la lumière ;
  • une insomnie ou un sommeil non réparateur ;
  • des maux de gorge ;
  • des céphalées ;
  • des douleurs articulaires, musculaires et abdominales inexpliquées ;
  • une dépression peut se mettre en place surtout quand les symptômes sont sévères ou qu’ils empirent ;
  • des manifestations du système nerveux autonome : difficulté à rester en position verticale, chute de pression artérielle, arythmie cardiaque, nausées…
  • des manifestations neuro-endocriniennes : instabilité de la température corporelle, changement de poids important ;
  • des manifestations immunitaires : maux de gorge fréquents, ganglions, symptômes grippaux, allergies ou intolérances alimentaires.

Le syndrome de fatigue chronique évolue de manière variable. Ses manifestations les plus aiguës durent en général 2 ans et peuvent revenir de manière cyclique. Les symptômes ont tendance à diminuer avec le temps.

Tout le monde ne guérit pas complètement, mais progressivement, la majorité des personnes atteintes retrouvent une bonne partie de leurs capacités. On estime que la fatigue disparaît généralement au bout de 5 ans en moyenne, sachant qu’une fatigue devenant plus intermittente est sans doute sur le point de disparaître.

Conseils et prévention

Les causes de la fatigue chronique n’étant pas connues, il n’est pas possible de la prévenir. De nombreuses personnes ignorent qu’elles souffrent de ce syndrome et ne se soignent pas. Cependant, en restant attentif à son état général, il sera plus facile d’établir le diagnostic et de mettre en place la prise en charge thérapeutique rapidement.

Voici quelques mesures pour prévenir ou atténuer les périodes de fatigue :

  • dans les bonnes journées, éviter les excès d’activité et de stress psychologique. Le surmenage peut faire réapparaître les symptômes ;
  • se réserver des périodes de détente quotidiennes (écoute de musique, méditation, visualisation, etc.) et concentrer ses énergies sur son rétablissement ;
  • avoir un cycle de sommeil régulier qui favorise le repos réparateur ;
  • planifier ses activités de la semaine dans une perspective d’endurance. La période la plus fonctionnelle d’une journée se situe souvent de 10 h à 14 h ;
  • briser l’isolement en participant à un groupe de soutien ;
  • éviter la caféine, qui perturbe le sommeil et génère de la fatigue ;
  • éviter l’alcool, qui cause de l’épuisement chez plusieurs personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique ;
  • éviter de consommer trop de sucres rapides en même temps (biscuits, chocolat au lait, gâteaux, etc.). La baisse de la glycémie qui s’ensuit fatigue l’organisme.

Traitements existants du Syndrome de Fatigue chronique

Il n’existe pas de traitement spécifique au syndrome de fatigue chronique mais, en pratique, les traitements visent à soulager les symptômes. De nombreuses approches sont possibles qui visent à diminuer l’épuisement des malades.

Dans un premier temps il est important de :

  • suivre des règles d’hygiène de santé et de diététique ;
  • pratiquer une rééducation musculaire très lente (parfois des séances de seulement 2 minutes 2 à 3 fois par semaine au début) ;
  • rechercher et soigner les foyers d’infection (dents, sinus…) ;
  • pratiquer la relaxation, la sophrologie, la méditation ou le yoga ;
  • suivre une thérapie comportementale pour un soutien psychologique ;
  • réguler son sommeil ;
  • éliminer les facteurs d’allergie et soigner les allergies ;
  • équilibrer la flore intestinale ;
  • traiter les troubles respiratoires ;
  • traiter un état de stress post-traumatique résultant d’un traumatisme ancien.

La personne atteinte de fatigue chronique doit apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs et s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Le malade doit développer sa capacité d’adaptation pour déterminer ses limites d’activité, se réserver des temps de repos et s’adonner à une activité qui lui plaît. Il est important également de pouvoir repousser ses limites, sans jamais les excéder.

Avoir une bonne hygiène de vie est essentiel :

  • améliorer son sommeil en se couchant à heures régulières, prendre un bain tiède, se relaxer ;
  • avoir une alimentation équilibrée et nutritive en excluant le café et l’alcool, manger à heures régulières et boire suffisamment ;
  • pratiquer une activité physique en élaborant un programme adapté avec une personne qualifiée dans le domaine.

Quant aux traitements médicamenteux, aucun n’a fait preuve d’une grande efficacité pour soulager ce syndrome dans son ensemble.

Le médecin peut prescrire des médicaments pour réguler le sommeil ou parfois des antidépresseurs tricycliques à faible dose. Ces médicaments peuvent aussi avoir une action sur les douleurs.

Des analgésiques tels que le paracétamol ou l’ibuprofène et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être utiles pour soulager les douleurs.

Certains médicaments tels que ceux qui contiennent le méthylphénidate ou la vitamine B12 ont un effet à court terme sur la fatigue et donnent parfois des résultats pour les personnes qui ont des problèmes cognitifs.

Les patients atteints de fatigue chronique montrent souvent des signes de dépression et d’anxiété et les médecins peuvent leur prescrire des inhibiteurs de recapture de la sérotonine (ISRS), des antidépresseurs tricyliques à faible dose qui réduisent aussi les douleurs musculaires, et des anxiolytiques.

En complément des traitements médicamenteux, des approches complémentaires peuvent être efficaces pour améliorer le confort des personnes souffrant du syndrome de fatigue chronique.

C’est le cas du millepertuis ou de la luminothérapie qui peuvent avoir un effet positif sur les états dépressifs, et favorisent un sommeil de qualité.

L’aromathérapie, la massothérapie, le yoga et la méditation semblent avoir également un effet bénéfique sur la réduction à court terme de l’anxiété, permettent d’évacuer le stress et contribuent à relâcher les tensions et à soulager la douleur.

Certaines racines comme l’éleuthérocoque et le ginseng utilisées pour fortifier l’organisme en cas de fatigue font partie des substances (comme certains champignons utilisés en médecine traditionnelle chinoise) qui accroissent la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’atteignent, bien qu’aucune étude clinique n’ait évalué leur efficacité chez les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.

Les moyens thérapeutiques les plus utilisés en médecine traditionnelle chinoise pour soigner le syndrome de fatigue chronique sont l’acupuncture, le massage Tui Na et les herbes. Différentes préparations d’herbes chinoises sont utilisées par les praticiens pour contrer la fatigue.

Pour améliorer les troubles du sommeil, l’utilisation de mélatonine et d’huile essentielle de lavande pourrait être un traitement efficace contre l’insomnie légère. De même l’ostéopathie crânienne réduirait le temps d’endormissement et pourrait modifier l’activité du système nerveux sympathique.

L’usage de la valériane pour traiter l’agitation nerveuse, l’anxiété et les troubles du sommeil qui en découlent, est reconnu par l’OMS.

Traitement complémentaire de la micro-immunothérapie : bénéfices et objectifs de la thérapie

Le syndrome de fatigue chronique est une maladie d’étiologie multifactorielle et qui est associée à de nombreuses altérations de type immunitaire, neuropsychologique, hormonal, etc. Le médecin qui se veut différent doit donc établir une stratégie diagnostique et thérapeutique qui permette de considérer le patient dans son ensemble, c’est-à-dire comme un être vivant avec des systèmes interconnectés et dépendants les uns des autres (effet papillon).

La micro-immunothérapie semble être l’option thérapeutique la plus adaptée car elle vise à rétablir la récupération et la restauration de différents mécanismes immunitaires. En effet, hormis le contrôle immunitaire dans le traitement des patients atteints du SFC, il convient d’agir sur le contrôle de l’activité digestive/absorption, les contrôles métabolique, endocrinien, de l’inflammation et de l’oxydation ainsi que sur le contrôle énergétique.

Cette méthode thérapeutique est basée sur l’administration de cytokines et d’autres substances immunorégulatrices en low doses respectant ainsi les mécanismes naturels de l’organisme.

Grâce à cette approche multidisciplinaire, il est possible de rétablir l’homéostasie entre les différents systèmes de l’organisme et d’améliorer la qualité de vie des patients atteints du syndrome de fatigue chronique de manière notable. Elle permet aux patients de retrouver un état d’esprit positif, le tout en un temps raisonnable et sans effets secondaires observables.

Vous êtes médecin, membre d'un groupe médical spécialisé ou thérapeute ?

L’Institut Français de Micro-immunothérapie permet aux professionnels de santé de développer les connaissances nécessaires à la prise en charge du système immunitaire de façon préventive ou afin de restaurer son bon fonctionnement sur le long terme tout en intégrant la micro-immunothérapie comme outil thérapeutique immunocompétent et accessible à tous les praticiens.

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  • Je pratique la micro-immunothérapie dans mon propre cabinet près du lac de Constance (Suisse) depuis plus de 20 ans. Le golf est mon hobby, la micro-immunothérapie est ma passion ; ils ont quelque chose en commun.
    Pour pratiquer les deux, j'ai besoin de précision, d'une routine constante et de la volonté de réussir. Le chemin le plus court n'est pas toujours le meilleur quand on vise un objectif. Réussir, c'est obtenir les meilleurs résultats tout en restant concentré sur l'objectif. La micro-immunothérapie a aidé nombre de mes patients à surmonter leurs maladies chroniques. Il faut avant tout trouver les causes et les traiter avec un remède adapté.
    Corinne I. Heitz
  • Avec du recul, après 30 ans de pratique de la médecine intégrative, je dois dire que de découvrir la micro-immunothérapie a été le chaînon manquant dans mon diagnostic et ma thérapie de régulation systémique. La micro-immunothérapie est le tremplin le plus significatif pour obtenir un impact psycho-immunologique précis et mesurable, de longue durée, tant dans les maladies aiguës que chroniques.
    Eleni Kavelara Lodge
  • Les Drs. Friderike et Petra Wiechel, deux spécialistes de la médecine biologique et intégrative dirigent ensemble la Swiss Mountain Clinic dans le canton des Grisons. Des repas sans gluten, de l'eau potable pure et un environnement pratiquement dépourvu d'électrosmog font de la clinique le lieu idéal pour trouver le calme et se régénérer. Avec leurs nombreuses méthodes de diagnostic, leurs différents traitements et thérapies, les médecins visent à rééquilibrer le corps. C'est pourquoi ils s'accordent si bien avec MeGeMIT et l'approche de la micro-immunothérapie.
    Petra et Frederike Wiechel
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