
Certains signes d’une hypothyroïdie chez l’enfant peuvent facilement passer inaperçus à leurs premiers stades. Une identification précoce permet d’agir afin de préserver le bien-être et le développement de l’enfant.
Quels sont les symptômes à surveiller ? Quelles peuvent être les causes d’une hypothyroïdie ? Quel rôle joue le système immunitaire et quelle place peut occuper la micro-immunothérapie ?
Un enfant qui manque souvent d’entrain, a peu d’appétit ou manifeste moins d’intérêt pour ses activités préférées peut présenter des signes qui semblent anodins, mais qui peuvent aussi correspondre aux symptômes d’une hypothyroïdie.
Parmi les manifestations fréquentes figurent :
Les manifestations peuvent également varier selon l’âge. Chez les jeunes enfants, un retard du développement moteur et du langage peut être observé. Chez les enfants d’âge scolaire, des difficultés d’apprentissage croissantes et un retrait social peuvent apparaître. Chez les adolescents, un retard pubertaire et des sautes d’humeur sont possibles.

Lorsque ces symptômes persistent et affectent manifestement l’enfant, une consultation chez le pédiatre peut contribuer à clarifier la situation et, si nécessaire, permettre un diagnostic et un traitement précoces.
Le pédiatre constitue généralement le premier interlocuteur pour discuter des symptômes et effectuer une première évaluation. Selon la situation, un endocrinologue, spécialiste des troubles hormonaux, peut réaliser des examens complémentaires. Un médecin généraliste peut également effectuer une première évaluation et orienter l’enfant vers un spécialiste.
Un micro-immunothérapeute peut aussi effectuer un examen et une analyse et conseiller sur la manière dont le système immunitaire de l’enfant pourrait être pris en charge.
Plusieurs examens peuvent être envisagés :
Les causes d’une hypothyroïdie chez l’enfant sont multiples. Selon l’origine du trouble, le traitement peut être orienté de manière ciblée.
Lorsque des problèmes thyroïdiens sont déjà présents dans la famille, le risque que l’enfant soit également concerné est plus élevé. Certaines prédispositions génétiques peuvent conduire la thyroïde à produire moins d’hormones ou le système immunitaire à attaquer par erreur le tissu thyroïdien, comme dans les maladies thyroïdiennes auto-immunes.
L’environnement et l’alimentation peuvent également influencer la fonction thyroïdienne. L’exposition aux pesticides, aux métaux lourds ou aux aliments issus de procédés industriels peut avoir des effets négatifs sur l’équilibre hormonal.
L’iode est un composant essentiel des hormones thyroïdiennes. Une carence comme un excès d’iode peuvent entraîner des problèmes.
Les enfants nés prématurément ou exposés à des situations de stress lors de la naissance présentent un risque plus élevé de problèmes thyroïdiens. Les maladies auto-immunes de la mère pendant la grossesse et la prise de certains médicaments font également partie des facteurs de risque.
Un virus d’Epstein-Barr activé constitue une cause possible du développement de la thyroïdite de Hashimoto, elle-même une cause fréquente d’hypothyroïdie.
Certains facteurs peuvent altérer temporairement la fonction thyroïdienne. C’est notamment le cas de certains médicaments ou traitements médicaux comme la radiothérapie, d’infections ou de processus inflammatoires, ainsi que du stress psychologique persistant.
Les effets de ces causes étant souvent réversibles, la fonction thyroïdienne peut se normaliser après leur suppression ou leur prise en charge.
Un déséquilibre immunitaire peut être impliqué dans l’hypothyroïdie, notamment en présence d’une maladie auto-immune.
La thyroïdite de Hashimoto est l’une des causes les plus fréquentes d’hypothyroïdie chez l’enfant. Dans cette maladie auto-immune, le système immunitaire attaque par erreur la thyroïde, entraînant une diminution de la production hormonale. Le processus peut évoluer progressivement et les symptômes ne devenir manifestes qu’après un certain temps.
Le système immunitaire et la thyroïde entretiennent une relation réciproque. Une thyroïde saine produit des hormones nécessaires à la régulation du métabolisme et d’autres fonctions de l’organisme. Parallèlement, un système immunitaire hyperactif ou dysfonctionnel peut affecter la thyroïde, comme dans les maladies auto-immunes.
Lorsqu’une implication auto-immune est suspectée, la recherche d’anticorps thyroïdiens, notamment les anticorps anti-TPO et anti-Tg, peut confirmer la présence de réactions auto-immunes.
Un bilan immunitaire plus approfondi peut permettre d’évaluer le fonctionnement général du système immunitaire, tandis que les marqueurs inflammatoires peuvent fournir des indications sur des inflammations chroniques susceptibles de signaler des processus auto-immuns.
La micro-immunothérapie est une approche thérapeutique qui utilise des substances immunomodulatrices en low et ultra-low doses, notamment des cytokines. Elle vise à agir sur le système immunitaire et est très bien tolérée par l’organisme, même chez les plus jeunes.
Son administration est sublinguale : le traitement est à faire fondre sous la langue, ce qui facilite sa prise chez les enfants.
Les traitements de micro-immunothérapie sont compatibles avec d’autres thérapies et peuvent être pris pendant une période prolongée en complément des médicaments prescrits par le pédiatre ou le médecin traitant. Les autres traitements ne doivent en aucun cas être interrompus sans avoir préalablement consulté le médecin.
Les traitements contiennent une faible quantité de lactose. En cas d’intolérance de l’enfant à cette substance, il est recommandé de consulter le pédiatre ou le médecin traitant.

Chez un enfant atteint d’hypothyroïdie, certains éléments peuvent contribuer à soutenir sa santé et sa qualité de vie.
Il est notamment important de surveiller les changements susceptibles d’indiquer une évolution de la maladie, comme une fatigue accrue, des variations de poids ou des modifications de l’humeur. Des consultations médicales régulières permettent d’adapter le traitement lorsque cela est nécessaire.
Le soutien socio-émotionnel est également important. Parler ouvertement de la maladie avec l’enfant peut contribuer à réduire ses craintes et à favoriser sa compréhension. Le soutien de la famille, des amis et, si nécessaire, de psychologues peut participer à son bien-être.
Une collaboration avec les enseignants et les éducateurs peut permettre de mieux prendre en compte les besoins spécifiques de l’enfant dans son environnement scolaire.
L’alimentation constitue un autre élément à considérer. Un apport suffisant en iode, sélénium et zinc joue un rôle dans la production hormonale. Les aliments frais et non transformés sont à privilégier par rapport aux aliments fortement transformés.
Enfin, le stress peut avoir une influence négative sur la fonction thyroïdienne. Une activité physique régulière, des exercices de relaxation et un sommeil suffisant peuvent contribuer à sa gestion.
L’hypothyroïdie chez l’enfant peut avoir différentes causes, notamment des facteurs génétiques, des influences environnementales et des processus auto-immuns tels que la thyroïdite de Hashimoto ou une réactivation de l’EBV.
Un diagnostic précoce et une prise en charge individualisée sont déterminants pour préserver le bien-être et le développement de l’enfant.
La micro-immunothérapie constitue un traitement complémentaire visant à agir sur le système immunitaire. Elle peut être utilisée chez les enfants et associée aux autres traitements prescrits. Ces derniers ne doivent pas être interrompus sans avis médical.
Une surveillance régulière de l’évolution de la maladie et un accompagnement adapté aux besoins de l’enfant restent importants. En cas de suspicion d’un problème thyroïdien, un avis médical doit être demandé rapidement.
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Finja K. (Allemagne)
J'ai développé une thyroïdite d’Hashimoto à la suite d'une infection chronique par le virus EBV. J'ai pris de la micro-immunothérapie pendant un an et demi. Je suis aujourd'hui une personne complètement transformée. Ce traitement m'a beaucoup aidée.


